29 novembre 2006

Le bon langage

Certains défenseurs de la langue de Molière ont réussi la prouesse de faire oublier les terminologies anglicistes "hardware" et "software" au profit des recommandations "matériel" et "logiciel".
Pour le meilleur et pour le rire, voici quelques équivalences anglo-saxones:
  • logiciel d'écrans de veille
    dortware
  • logiciel antivirus
    mouchware
  • logiciel de classement
    tirware
  • logiciel de copie
    mirware
  • logiciel de merde
    suppositware
  • logiciel casse gueule
    patinware
  • logiciel de nettoyage de disque dur
    baignware
  • logiciel de préparation de discours
    oratware
  • matériel de vote électronique:
    isolware
  • logiciel de compression de données
    entonware
  • logiciel de documents en attente
    purgatware
  • logiciel très compliqué:
    assomware
  • matériel du réseau local d'une entrprise:
    coulware
  • matériel de serveur en réseau:
    abreuvware
  • logiciel de poubelle de windows:
    dépotware
  • logiciel pour se défouler:
    exutware
  • logiciel d'encyclopédie:
    savware
  • logiciel de messagerie rose sur internet:
    trotware
  • matériel de la nasa:
    trounware
  • matériel pour réunion de responsables informatique:
    tupperware
  • logiciel de calcul deaugmentation de salaire:
    vatfaireware

Nouvelles Terminologies à destination des Incompétents et les Couillons.

Je tenais à rendre hommage à quelques uns de mes compagnons d'infortune pour leur humour décalé à propos du travail qui se révèle bien souvent être une bouffée d'oxygène pour mes pauvres neurones oxydés par l'ingratitude des tâches qui me sont affectées au sein de ma mission et qui m'ancrent chaque jour un peu plus dans la certitude qu'il y a décidément des souffrances pires que la mort.
(Ça se voit que j'ai révisé mon Desproges récemment ?)

On vous a déja rabattu les yeux (et pas les oreilles) avec la notion d'application "isofonctionnelle". On refait la même chose, pareil. Tellement "pareil" que les responsables intechniques qui contre-vérifient notre travail lèvent des bugs si on a le malheur de remplacer un espace par une virgule. Peu importe si les traitements effectués ne sont pas conformes.
On ne fait plus de l'isofonctionnel, on fait de l'isopixel.

On vous a aussi conté les déboires des spécifications bancales, imprécise, voire contradictoires. Quand elles existent, elles ont tendance à changer de manière aussi imprévisible que le temps et aussi incompréhensible que les humeurs d'une femme à un jouvenceau fraichement débarqué de sa campagne natale.
Bref; on parle maintenant, à l'instar des virgules, de spécifications flottantes.

Donc, si d'aventure vous entendiez parler de "spécifications flottantes pour des applications isopixel", vous sauriez où vous avez mis les pieds !

La quille !!!

Aujourd'hui était mon dernier jour alors j'ai organisé un petit pot de départ. Il y a des évennements comme ça qui se fêtent. En plus on peut se permettre quelques traits d'esprit.

Je me suis fendu d'un joli discours, dans lequel j'ai remercié Dominique Poissegrolle pour m'avoir tant appris sur le management.
Et à mon collègue qui m'a dit: "j'ai été content de travailler avec toi", j'ai répondu avec mon plus beau sourire: "mais moi aussi je partage cet avis".

Notez que je n'ai pas dit que j'étais content d'avoir travaillé avec mon collègue mais que j'étais d'accord avec le fait que lui ait été content de travailler avec moi.
Notez également la jolie tournure de phrase pour mon manager qui m'a montré tout ce qu'il ne fallait pas faire à ce poste.

C'est petit, bas, mesquin de se foutre ainsi de la gueule des gens.
MAIS PUTAIN QU'EST CE QUE C'EST BON !

Publicité ... mensongère. (et messages subliminaux)

En ce moment, je subi comme une insulte la communication institutionelle de mon employeur actuel, qui est sans correspondance avec mon vécu interne en tant qu'externe de cette société.

Je ne vais pas la nommer ici car je suis en train d'y travailler et je ne voudrais pas d'ennui pour avoir osé ouvertement critiquer leur jolie campagne nationale.

Quoi qu'il en soit, pendant que je suis empêtré dans une langueur administrative de première classe on essaye de faire croire qu'on encourage les bonnes idées à faire leur chemin.

C'est un peu duraille à encaisser pour moi mais je suis persuadé que mes chefs, eux, y croient dur comme fer.

De l'autre côté du miroir ...

Encore une grande pause dans mes posts.
Mes excuses au membre de mon fan club.
On peut gaspiller une vie à fustiger les cons.
Mais ce soir, voici venue l'heure d'épancher mes tendances sado-maso-onanistes.

Car force est de constater qu'ils m'ont eu.
Je suis devenu l'un des leurs; intégré par le système.
J'ai pris conscience des symptômes aujourd'hui.
Autopsie d'un pétage de plomb.

Après avoir passer beaucoup de temps (et donc de prises de tête) à développer, on a commencé à s'intéresser aux besoins du client. Bien entendu, celui-ci trouve que ce qu'on a fait ne lui convient pas et cherche à faire valoir son point de vue.
L'outil libre retenu pour le projet a ses normes hors de l'enceinte étouffante des locaux insalubres qui héberge mon morne quotidien de labeur mais j'ai choisi un autre format, plus proche de l'existant pensant faciliter les migrations.
Ça lui plait pas.

Alors que ma voix s'élèvait plus que de raison lors d'un houleux débat technique, mon collègue, pour demander un peu de calme demande:
"Pourquoi tu cries pour te faire comprendre ?"
Et moi de répondre cinglemment:
"Pour te casser les oreilles !"
Une volée d'ondes psychiques négatives absoluement imméritée sur l'instant mais fruit de la maturation d'un dégout pleinement justifié envers un fainéant profiteur.

La discussion périclite, stérile guerre de religions dont je vous épargnerai les subtilités jargonnesques.
Fortement agacé par le fait que mon interlocuteur ne me laisse pas finir mes phrases et préfère me témoigner un cruel manque de respect en entamant son propre argumentaire, je commence à perdre patience et je clos sur un fort peu fringuant:
"fais comme tu veux, je m'en fous quand tu mettras en prod' je serai plus là".
ABEND constructif et diplomate.

S'ensuit un départ précipité dans une salvatrice pause à rallonge (à la machine à café; je vous l'ai dit: ils m'ont eu). Fort heureusement, j'ai réussi à ne pas passer mes nerfs en fracassant du matériel, mon ulcère naissant se chargeant de somatiser mes frustrations.

Il parait qu'au bout du tunnel il y a une lumière ...