30 novembre 2007

Mon chef m’en demande trop !

La suite c'est par là.

En gros, si ton boss te prend la tête, prend sur toi et fait des efforts pour changer et le changer. L'entreprise a tout à y gagner.

Autres solutions: le pain dans la gueule ou le changement de boîte.

<Maître Yoda> plus rapide, plus facile est le côté obscur.

29 novembre 2007

Un peu de novlang ...

Pour nos lecteurs qui auraient du mal avec les terminologies du marché, voici un petit lexique au déboté. Attention: cynisme inside. };->

Ingénieur d'affaires: commercial.
Le mec qui écoute le compte exprimer ses besoins, ne comprend rien vu que le compte ne sait pas trop ce qu'il veut, et cherche à lui refourguer un ingénieur parmis ceux en inter-contrat à ce moment là.

Ingénieur: technicien avec diplômes.
Un type versé dans la technique mais qui a fait des études quand même. C'est pas pour autant qu'il connaît grand chose aux problèmes du compte mais ce dernier est rassuré par l'aura du diplôme.

Architecte: ingenieur non technique.
Comme les comptes voulaient des ingénieurs et pas de simples techniciens, les ingénieurs d'affaires ont effectué un glissement sémantique de la seconde terminologie vers la première. Du coup, ceux qui ne touchent plus trop à la technique, sans pour autant être ingénieur d'affaire ou manager, deviennent architectes.
Remarquez qu'une fois qu'on retire la technique à l'ingénieur, il ne reste plus que les études.

Consultant: amateur en costume.
Le gars qui sait tout sur tout parce qu'il a beaucoup lu mais qui n'a jamais réellement rien réalisé ni même pratiqué. Il peut vous bombarder de termes techniques sans avoir la moindre idée de ce à quoi cela peut ressembler de près ou de loin. Un peu comme un adolescent en pleine puberté avec la sexualité.

Manager: chef incapable.
Le poste de manager est généralement occupé par une personne qui ne connaît rien à la technique et qui est démunie de la moindre once de talent commercial. Comme elle ne sait rien faire, elle va passer sont temps à dire aux ingénieurs de travailler, voire engager un consultant pour leur expliquer comment le faire. C'est ce qu'on appelle le plan qualité.

Inter-contrat: traversée du désert.
Période située entre une mission pourrie et une pire. Très mal vue en société de service car le collaborateur ne ramène pas d'argent. L'ingénieur d'affaire en profite généralement pour rabaisser l'ingénieur en insistant sur les technologies qu'il ne maîtrise pas et qui sont capitales puisqu'il a sous la main un compte qui en a besoin. L'important, c'est de faire croire à l'ingénieur que c'est une technologie d'avenir cruciale pour sa carrière.

Mission: travail chez un compte.
Période pendant laquelle l'ingénieur s'expatrie pour gagner sa pitance. Passant plusieurs heures à se névroser dans la circulation (avec un véhicule de fonction s'il a de la chance), il perd toute vie sociale.

Véhicule de fonction: trotinette à moteur.
Voiture du segment B moins, pourvue du plus petit moteur diesel disponible, dépourvue de banquette arrière et destiné au déplacement des ingénieurs. À ne pas confondre avec la berline supérieure fournie aux ingénieurs commerciaux à titre d'avantage en nature.

Prospect: pigeon.
Le futur compte assez crédule pour croire ce que l'ingénieur d'affaire lui raconte. Rassuré par le joli costume, la coupe de cheveux impeccable et les jolie plaquettes commerciales. Tel le psychologue ou le prête, l'ingénieur commercial écoute le compte se plaindre et l'ampute d'une partie de son budget en guise de thérapie ou de pénitance.

Plaquette de communication: propagande.
Support privilégié d'embrigadement dans lequel la société de service est préséntée comme "se damarquant des autres" (qui sont forcémment moins bien), "à taille humaine", "certifiée ISO", maîtrisant des technologie de pointe grâce aux certifications que certains ingénieurs ont pu lui arracher avant que d'aller se vendre plus cher à une société concurrente.

Compte: client.
Simplification sémantique dûe au fait que le client peut être approximé à une vache à lait.

Budget: saint Graal.
C'est la quantité de pognon que l'ingénieur d'affaires peut espérer substiliser à un compte grâce aux ingénieurs. De son côté, le compte espère trouver du budget pour pouvoir prendre un maximum d'ingénieurs poru faire le boulot des internes.

Interne: fainéant institutionalisé.
Généralement un ancien ingénieur qui a réussi à se faire embaucher directement par le compte et qui n'a plus besoin de travailler puisqu'il peut avoir des ingénieurs.

Société de service: négrier.
Abérration qui consiste dans l'intercalage d'une couche inutile entre employeur et employé afin que le premier puisse virer le second quand bon lui chante. Refusant obstinément le statut d'entreprise, la SSII n'a pas d'employés mais des collaborateurs. Comme le Maréchal.

Collaborateur: employé exploité.
Esclave des temps modernes à mesure que le rapport du niveau de rémunération sur le travail fourni tend vers zéro.

Stock Option: monnaie de singe.
Le truc qu'on vous fourgue en guise d'avantage pour vous payer moins cher et qui ne prend de la valeur sur les marchés qu'immédiatement après l'annonce d'un licenciement massif; qui n'arrive jaamais dans les sociétés de services.

28 novembre 2007

Pour une bonne augmentation.

Avant l'entretien annuel:



Après l'entretien annuel:

Process de résolution de problème.

Le rôle du cadre dans certaines administrations.

Le cadre dans quelques administrations (dont nous tairons les noms) n'a pratiquement rien à faire, si ce n'est:
  • de décider de ce qu'il faut faire,
  • de désigner quelqu'un pour le faire,
  • d'écouter les raisons pour lesquelles la chose doit être faite plus tard, ou autrement ou par quelqu'un d'autre,
  • de maintenir sa décision,
  • de suivre la question pour s'assurer que la chose a été faite,
  • de découvrir qu'elle ne l'a pas été,
  • d'écouter les excuses de celui qui aurait dû la faire,
  • de suivre de nouveau la question pour s'assurer que cette fois, la chose a bien été faite,
  • de s'apercevoir qu'elle a été faite de travers,
  • de déterminer exactement comment elle aurait dû être faite,
  • de conclure que maintenant qu'elle a été faite, c'est toujours mieux que rien et qu'il vaut mieux laisser les choses en l'état,
  • de se demander si on ne pourrait pas se débarrasser de ce type qui fait toujours tout de travers,
  • de se dire qu'il doit avoir une femme et de nombreux enfants, qu'au fond son successeur serait probablement aussi mauvais que lui et peut-être pire, et qu'en tout cas, il faudrait le payer plus cher ...
  • de s'asseoir tristement et de se dire qu'il aurait pu faire la chose soi-même en 20 minutes, alors qu'on a perdu 2 jours à comprendre pourquoi il a fallu 3 semaines à quelqu'un d'autre pour la faire de travers.

Pas content de votre poste actuel ?

Ça pourrait être pire: http://www.villiard.com/mauvaise_job.htm.

Conditions de travail.

Note de service P 12/324 - Avenant à la convention collective

Merci de prendre connaissance de ces nouvelles dispositions à partir du 1er janvier 2008.

TENUE VESTIMENTAIRE
Il est préférable de s'habiller en fonction du salaire que l'on reçoit.
Si vous arrivez avec des chaussures PRADA à 350 euro ou des sacs VUITTON à 600 euro, nous en conclurons que vous n'avez aucun problème économique, donc que vous n'avez pas besoin d'augmentation.
Si vous vous habillez trop pauvrement nous en conclurons que vous devez apprendre à mieux gérer vos finances, donc nous ne pourrons pas vous donner d'augmentation.
Si vous vous habillez normalement cela veut dire que tout va bien et que vous n'avez donc pas besoin d'augmentation.

JOURS DE MALADIE
Nous n'acceptons pas les certificats médicaux comme justificatif de maladie.
Si vous avez pu vous rendre chez le médecin, c'est que vous pouviez aussi venir au travail.

JOURS DE CONGÉ
Chaque employé aura droit à 104 jours de congés appelés "samedi" et "dimanche".

TOILETTES
Nous avons noté trop de temps perdu aux toilettes.
Les nouvelles dispositions prévoient donc un maximum de 3 minutes aux toilettes.
Après ces 3 minutes, une alarme sonnera, le papier hygiénique disparaîtra, la porte s'ouvrira et une photo sera prise.
Au second retard aux toilettes, la photo sera exposée publiquement.

PAUSE REPAS
Les employés trop maigres auront droit à 15 minutes, car ils ont besoin de manger plus pour grossir.
Les employés de stature normale auront droit à 10 minutes pour faire un repas équilibré et rester en forme.
Les employés trop gros auront droit à 5 minutes ce qui est largement suffisant pour avaler un SLIM FAST.

LA DIRECTION

Nouveau calendrier.

Travailler plus ?

Répétition ...

Tous les matins, le réveil sonne. Se lever après 3 rappels. Il fait froid et sombre. Encore à moitié dans le potage. Préparer un frugal petit déjeuner. Passer par la case douche. Se dépécher car on est la bourre. Se rendre au boulot.

Prendre le métro bondé. Subir la promiscuité. Parfois les cris agressants de certains. Trop souvent les effluves nauséabondes de ceux qui ne se sont pas lavés.

Arriver au boulot. Lire ses mails. Refuser 3 fois d'aller prendre un café. Reprendre le travail là où on l'avait laissé la veille.

Pause midi, manger sur place, pas de temps à perdre. Reprendre rapidement le boulot jusqu'à 18h.

Sortir. Il fait toujours froid et sombre. Dans le métro, ceux qui ne se sont pas lavés ont transpiré toute la journée.

Rentrer enfin à la maison. Faire quelque petites choses pour soi, manger puis aller se coucher.

Tout ça pour recommencer le lendemain.
Et le sur lendemain.
Et le sur sur lendemain.
Ainsi de suite jusqu'au weekend salvateur.

Finalement, pourquoi ne pas se faire dévorer le foie par un aigle, enchaîné à une montagne, ou essayer vainement de faire remonter un rocher au sommet d'une montagne ?

Nous Y Croyons ...

Matin sous perf' de zic pour équilibrer mes humeurs.
Interpol, groupe ô combien festif pour ceux qui connaissent, m'aura donnée une idée.

I had seven faces
Thought I new which one to wear


Alors voila mes 7 visages à moi (en version text-only old school):
  • ;-p pour les collègues quand ils déconnent
  • :-) aux clients, grâce au kit heureux au boulot
  • :-| en réunion le lundi matin, les yeux mi-clos
  • :-( avec mon dirlo au moment de la négo' de l'augment'
  • :-D pour ma R.H. quand elle parle de carrière en société de services
  • :-/ à mon commercial quand il me "vend" une mission
  • $-))) pour les offres d'emploi auxquelles je postule

26 novembre 2007

Citation du jour

Il y a des gens qui arrivent à joindre l'inutile au désagréable.
[ Philippe Geluck ]

Ca vous rappelle personne ?

Synonymes ...

  • mourir
  • décéder
  • crever
  • trépasser
  • clamser
  • canner
  • s'éteindre
  • disparaître
  • nous quitter
  • rendre son dernier souffle
  • passer l'arme à gauche
  • rejoindre la maison mère
  • aller directement au terminus
  • retourner voir son créateur
  • ravaler sa chique
C'est fou comme le lundi matin m'inspire ...

25 novembre 2007

You're not paid to think


Ca faisait un petit moment que je n'étais pas venue bloguer : mon boulot actuel me plaît, ma boite semble pas trop mal et ma vie est plutôt bien remplie :D. Mais ce n'est pas pour ça que je vous oublie. En recevant cette image, je me suis dit "celle-là à sa place sur ce blog". Ca ressemble tellement à ce que j'ai pu vivre avec vous.

23 novembre 2007

Sadness was my first name ...

Il est attristant de constater que certaines sociétés sont prêtes à payer cher quelqu'un d'extérieur dont elles ne sont pas sûrs alors que d'autres trainent les pieds pour augmenter substantiellement un employé aux capacités reconnues. :-(

21 novembre 2007

Le corollaire de Dilbert

Extrait du site de mon frangin (encore lui). J'aime beaucoup le paragraphe du milieu. :-)))

Le corollaire de Dilbert est une version aggravée du principe de Peter. Ces dernières décennies, selon Scott Adams, le management a évolué d'une manière telle que l'époque où le principe de Peter s'appliquait pourrait passer pour un âge d'or en comparaison.

Le nouveau principe, principe de Dilbert, s'énonce ainsi : « Les gens les moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le moins de dégâts : l'encadrement. »

Si le principe de Peter garantissait qu'un dirigeant incompétent serait compétent s'il occupait le poste d'un de ses subordonnés, dans une entreprise dilbertienne au contraire, les dirigeants sont ceux qui étaient les plus nuls aux postes subordonnés. En particulier, ils ne comprennent rien à la technologie et manquent de bon sens dans les cas les plus graves. Réciproquement, les employés les plus compétents ne sont en aucun cas promus, car irremplaçables à leurs postes actuels, dans une logique contraire à celle du principe de Peter.

20 novembre 2007

avec aspirine

http://www.thetransitioner.org/wikifr/tiki-index.php?page=La%20r%C3%A9volution%20invisible

Préceptes du manager

Se tromper est humain. Rejeter la faute sur quelqu’un d’autre est stratégique !

Si tu peux rire alors que tout va mal, cela signifie que t’as trouvé quelqu’un sur qui rejeter la faute !

Si tu ne peux pas aider, alors dérange ! Le plus important, c’est de participer !

19 novembre 2007

kill -9 -1

Alors voila, pour celles et ceux qui auraient raté les épisodes précédents; un petit résumé. Il y a quelques temps, j'ai passé mon entretien annuel avec mon commercial. À la fin de ce type d'entrevue, il est de coutume de traiter la question de la revalorisation salariale de l'employé (sinon, personne n'irait perdre deux heures en pipautages commercialo-managériaux cephalo-conditionnant).
Pour préparer cette phase ô combien stratégique, j'étais au préalable allé glané quelques chiffres sur le net (Avec Nous Peu d'Espoir, Abonné Pour En Chier ...). Ma noble quête me donnait une fourchette de tarifs pour ma spécialité (entre A et B, où B = A + 15%). J'étais malheureusement pour mon banquier fort loin de ces chiffres astronomiques (C = A - 6%; vous arrivez à suivre en maths ?).

Fort de ces données, je plaidais ma cause auprès de mon commercial et me vis opposer une fin de non recevoir: pas plus de 4% maximum et un petit laïus brimant: "et encore, estimes-toi heureux tu es parmi les mieux payés" (argument irrecevable selon moi, attendu que je suis des plus anciens, cela va de paire).
Lorsque je parlais des offres que j'avais vu, mon commercial me servait un FUD réchauffé: "oui mais ce sont des offres d'appel, à l'embauche, ils renégocient les tarifs plus bas" (traduisez: les autres c'est rien que des méchants, alors que nous, on est les gentils).

Quelques jours plus tard, au hasard de forward de mails, je recevais fort opinément dans ma boîte de réception un courrier relatant l'étude d'un journal reconnu sur les salaires des informateux dans mon genre. Bilan: dans mon domaine d'activité précis, B (le haut de mon panier), c'est plutôt le salaire *médiant*. Quant à l'augmentation moyenne, elle a été de plus de 6% pour l'année en cours.

Gasp. :-/

Inutile d'aller voir mon commercial avec ces nouvelles informations, j'aurais certainement eu droit à une réponse du genre: "ha oui mais l'augmentation, c'est seulement une fois par an". M'estimant lésé, je toilettais mon C.V. pour aller chasser lors du récent salon des Jeudis.
Rencontrant mon commercial sur ce salon, je lui exposais mon point de vue et ... devinez quoi ? Il réitérait son FUD: "oui mais tu verras, les conditions ne sont pas les même". Ce à quoi je répondais: "justement, je vais aller voir". Je l'ai senti rire un peu jaune (je suis devenu une légende chez mes collègues d'infortune). Mon commercial a alors cherché à raccrocher les wagons: "si jamais tu trouves, reviens me voir".
Résultat des courses: j'ai déposé mon C.V. dans plusieurs sociétés. Malheureusement toutes des sociétés de service. :-( Force est de constater qu'il aura beaucoup plu (ça fait toujours plaisir et ça rassure); tant en contenu qu'en présentation. J'ai demandé systématiquement plus que A mais moins que B (qu'est-ce que je suis con !). Sur la dizaine de sociétés que j'ai fait, seulement deux ont tiqué sur mes prétentions. L'une d'entre elle ne l'a d'ailleurs fait que pour la forme, pour tester mon répondant.

Alors voila, aujourd'hui tous les responsables de ma société pensent que je veux quitter la boîte. Ce qui n'est pas totalement faux car si je ne trouve pas mieux ailleurs, je peux me brosser pour mon augmentation l'année prochaine (réponse type: "t'as vu l'année dernière que t'étais qu'un gros prétentieux") et si je trouve mieux ailleurs et que je renégocie mon salaire en conséquence dans ma boîte actuelle, je pourrai également me brosser pour cette même augmentation de l'année prochaine (réponse type: "mais, tu as déjà eu une double augmentation l'année dernière").
Dans les deux cas, je suis clairement marqué au fer rouge comme le chieur. Celui qui arrête une mission qui ne lui plait pas quand ça lui chante. Celui qui n'avale pas les couleuvres de sa hiérarchie sans aller vérifier les faits. Je suis un danger identifié.

En terme professionnel, on appelle ça un suicide.

18 novembre 2007

#000000

Telle la conscience humaine, cette abérration de la Nature qui cherche vainement à mettre de l'ordre dans un Chaos infini; la finalité de ce blog est désespérée: tenter de rationaliser des modèles comportementaux professionnels désespérement déviants.
Comme le chantait le Leonard Cohen: "Everybody knows that the war is over. Everybody knows the good guys lost."

13 novembre 2007

Parade nuptiale

Il m'est de plus en plus (qui a dit trop :D) donné d'intervenir en avant-vente et en qualifications pour ma boîte.
Dans ce contexte j'ai pu constater qu'en fait l'Homme est réellement encore un animal.
Pour situer ma réflexion je rappelle les faits essentiels de mon quotidien :
  • Je porte une tenue "décontractée" dans mon job actuel, disons qu'en costume je me ferais remarquer car ce n'est pas vraiment le code vestimentaire du client. J'ai pas dit que je crève d'envie de porter un costume, ça m'arrange bien, mais si il le faut je n'ai aucune réticence à en porter un.
  • Je travaille sur des technos que je côtoie depuis maintenant 5 ans, donc que je connais plutôt bien.
  • On ne m'écoute jamais, et on remet systématiquement en cause mon expertise.

Maintenant on plonge l'individu témoin dans un autre environnement :

  • Tenue beaucoup moins décontracté : Costard-cravate, j'ai longtemps hésité devant ma glace à mettre la cravate, je ne peux pas m'empécher de trouver ce bout de tissu qui pendouille ridicule.
  • Je travaille sur une techno que je tripatouille depuis 3 mois et que je suis loin de maîtriser. Je n'ai qu'une expertise très partielle, il m'arrive de dire un truc puis de revenir dessus - après avoir fait quelques recherches - enfin en gros c'est un numéro de funambule plus qu'un numéro d'expert.
  • On m'écoute religieusement, on fait confiance à mon expertise.

Conclusion, l'homme est un animal.

Pour peu qu'on montre par des signes extérieurs qu'on appartient à une classe, on obtient le respect afférent, affligeant (wahou je fais des consonnances :D, le style).

Bon maintenant ce qui me gène le plus c'est que le costume montre que j'appartiens à une classe qui peut se payer un costume, ce qui est très loin d'être garant de ma compétence.

Bref le pouvoir de l'argent.

Vais peut être tenter de bomber le torse et de le tambourinner à la prochaine qualif, histoire de voir jusqu'où on peut pousser la comparaison avec le monde animal :P.

Sick, sad world

05 novembre 2007

Etes-vous démotivé ?

http://cadres.apec.fr/delia/MaCarriere/ALaUne/ApecViewDetails/currentTopic_TOP_899/currentTopic_ART_null/currentArticle_ART_49748/Dans+l+entreprise.html